En
plein
cœur
de
l’hiver,
la
région
de
l’Abitibi-Témiscamingue
se
découvre
autrement,
façonnée
par
la
nature,
la
neige
et
l’immensité
du
territoire.
Les
distances
s’allongent,
le
rythme
ralentit.
Du
traîneau
à
chiens
aux
sentiers
aménagés,
le
séjour
se
construit
au
fil
des
déplacements
à
l’abri
du
tourisme
de
masse.

À
près
de
six
heures
de
route
de
Montréal,
on
ne
se
rend
pas
en
Abitibi
par
hasard.
La
traversée
du
parc
de
La
Vérendrye
agit
comme
une
transition :
la
route
s’étire,
les
stations-service
se
font
rares
et
le
paysage
se
transforme
peu
à
peu.

En
cette
matinée
de
janvier,
à
Saint-Vital-de-Clermont,
le
mercure
flirte
avec
les
–20 °C.
La
neige,
elle,
est
tombée
sans
compter.
Elle
recouvre
les
routes,
alourdit
les
toits,
avale
les
trottoirs.
« Près
de
quatre
pieds
en
deux
jours,
juste
avant
votre
arrivée »,
précise
Sabrina
Bernier,
fondatrice
de
La
Meute
de
la
Petite
Germaine.
Des
conditions
idéales
pour
s’élancer
en
traîneau
à
chiens.

Harnachés
aux
traîneaux,
les
chiens
s’impatientent,
jappent
et
bondissent
d’excitation.
Puis,
au
signal
du
départ,
le
vacarme
cesse.
Le
traîneau
s’élance,
et
le
silence
reprend
sa
place,
rythmé
par
le
frottement
des
patins
sur
la
neige.
Le
sentier
serpente
sous
les
branches
chargées
de
neige.
Les
arbres
se
rapprochent,
se
touchent
presque,
refermant
la
forêt
en
un
tunnel
blanc.
Une
sensation
de
liberté
grandit
au
fil
des
virages.

En
offrant
ces
sorties,
Sabrina
Bernier
souhaite
aussi
déconstruire
certaines
idées
sur
cette
activité.
« Je
veux
faire
connaître
le
monde
du
chien
de
traîneau,
explique-t-elle.
Que
les
gens
se
rendent
compte
que
ce
ne
sont
pas
juste
des
chiens
qui
vivent
dehors
et
qui
tirent
un
traîneau. »
Chaque
animal
est
suivi,
entraîné,
respecté.
« Tout
ce
qui
est
généré
ici
est
réinvesti
dans
leur
bien-être. »

Escale
au
Refuge
Pageau

Le
traîneau
à
chiens
offre
une
première
immersion
dans
l’hiver
abitibien.
Le
périple
se
poursuit
vers
Amos,
entre
Val-d’Or
et
Rouyn-Noranda,
pour
une
escale
au
Refuge
Pageau.
Fondé
en
1986
par
Michel
et
Louise
Pageau,
le
centre
accueille
des
animaux
sauvages
blessés,
orphelins
ou
en
situation
de
détresse,
avec
pour
mission
leur
rétablissement
et
la
sensibilisation
du
public
à
la
faune
québécoise.
Au
fil
des
années,
des
milliers
d’animaux
ont
ainsi
transité
par
le
refuge.

La
visite
se
fait
à
pied,
sur
un
parcours
principalement
extérieur,
même
en
plein
hiver.
Orignaux,
loups,
renards
et
oiseaux
de
proie
jalonnent
le
chemin,
au
fil
des
explications
de
notre
guide
Matilde
Offroy,
coordinatrice
aux
soins
des
animaux
et
petite-fille
des
fondateurs.

Parmi
les
rencontres
marquantes,
celle
avec
Zowy,
un
loup
noir
devenu
résident
permanent.
Trop
habitué
à
la
présence
humaine
pour
être
relâché
dans
la
nature,
il
incarne
la
complexité
de
la
cohabitation
entre
humains
et
faune
sauvage.
Le
nourrir,
sous
la
supervision
de
l’équipe,
est
un
moment
marquant.

Des
haltes
chauffées
ponctuent
le
parcours
avant
de
clore
la
visite
par
l’une
des
expériences
d’Anisipi,
un
parcours
en
quatre
arrêts
créé
par
Moment
Factory
et
consacré
à
l’eau
ainsi
qu’à
la
culture
anicinape.
Au
Refuge
Pageau,
il
s’agit
d’une
projection
immersive
qui
propose,
par
images
et
ambiances
sonores,
une
réflexion
sensible
sur
les
liens
entre
les
écosystèmes
et
l’eau.

Du
plein
air
tout
près
des
villes

Plus
près
des
centres
urbains,
l’hiver
se
vit
aussi
au
quotidien.
À
Val-d’Or,
le
sentier
de
patin
de
la
Forêt
récréative
serpente
sur
2 km
à
travers
la
forêt
valdorienne
et
s’illumine
en
soirée.
Le
site
permet
aussi
de
pratiquer
ski
de
fond,
raquette
et
vélo
à
pneus
surdimensionnés.

Plus
à
l’ouest,
à
une
quinzaine
de
minutes
du
centre-ville
de
Rouyn-Noranda,
les
collines
Kékéko
offrent
plusieurs
sentiers
de
raquette,
pour
différents
niveaux,
pour
un
total
de
43 km
de
randonnée.

Relaxation
au
spa

Le
séjour
se
conclut
de
façon
douce
à
Rouyn-Noranda
au
Jardin
Spa,
ouvert
en
2024,
le
seul
spa
thermal
de
la
région.
Après
les
kilomètres
de
route
et
les
heures
passées
dehors,
la
chaleur
des
bassins
procure
un
répit
immédiat.

Entièrement
intérieur,
le
circuit
thermal
comprend
des
saunas
vapeur
et
sec
ainsi
qu’un
bassin
chaud
et
froid.
Le
sauna
boréal,
quant
à
lui,
offre
un
clin
d’œil
inattendu
à
l’histoire
locale.
En
levant
les
yeux,
on
peut
observer
le
ciel
étoilé
tel
qu’il
apparaissait
aux
invités
de
l’hôtel
Noranda
lors
de
son
ouverture
officielle
en
décembre
1928.

Au
fil
des
jours
passés
à
parcourir
routes,
forêts
et
villes,
l’hiver
abitibien
se
révèle
dans
cet
équilibre
simple
entre
mouvement
et
pause,
entre
immersion
et
ressourcement.


L’autrice
était
l’invitée
de
Tourisme
Abitibi-Témiscamingue,
qui
n’a
eu
aucun
droit
de
regard
sur
le
texte.

Source